Joseph Fiévée, né le 9 avril 1767 à Paris et mort le 9 mai 1839 à Paris, était un journaliste, écrivain et haut fonctionnaire français. Il était le beau-frère de Charles Frédéric Perlet.

Fils d'un restaurateur parisien, il devient imprimeur sous la Révolution, éditant notamment La Chronique de Paris, important journal de l'époque où il fait ses débuts comme journaliste.

Cela lui vaut d'être emprisonné sous la Terreur. Membre du réseau royaliste de l'abbé de Montesquiou, il doit se cacher sous le Directoire.

Il rédige dans la clandestinité un roman sur les valeurs de l'époque et ses remous, La Dot de Suzette, qui rencontre un grand succès littéraire en 1798.

Il s'adonna ensuite à là politique et se jeta dès 1795 dans une opposition qui était alors périlleuse.

De 1800 à 1803, il est chroniqueur à la Gazette de France. Écroué au Temple sur ordre de Fouché et libéré sur intervention de Roederer à la demande de Bonaparte, il devient l'agent secret de ce dernier, l'informant sur la situation politique du pays et sur celle de l'Angleterre.

De 1804 à 1807, il est rédacteur en chef au Journal des débats, qui devient Journal de l'Empire.

Anobli par l'empereur, il est nommé maître des requêtes au Conseil d'État en 1810, puis préfet de la Nièvre de 1813 à 1815.

Rallié à Louis XVIII pendant la première Restauration, il est révoqué pendant les Cent-Jours.

Devenu un des penseurs du parti ultra, collaborateur de La Quotidienne et du Conservateur. Il écrivit dans le Journal des Débats, et contribua par l'habileté de sa polémique au succès de cette feuille.

Il évolue vers le libéralisme après 1818. Défendant la liberté de la presse, il est condamné à trois mois de prison à la Conciergerie, où Casimir Périer lui rend visite.

Il collabore au Temps en 1829 puis au National en 1831.