Remy Comte est un aventurier français né à Beaumont (France) en 1878 et mort à Boston (États-Unis) en 1947.

Remy Comte est né et a grandi dans la région de Clermont-Ferrand. Titulaire du baccalauréat en 1896, licencié en droit en 1901, il quitte l'Auvergne pour Paris à l'hiver 1901, où il vivra un peu moins de deux ans. De ces années parisiennes on ne sait pas grand-chose. Il semblerait que Remy Comte y ait tissé quelques solides relations dans le milieu du journalisme et de la finance qui lui seront utiles lors de ses nombreux démélés avec la justice mais aucun écrit et très peu de témoignages indirects nous renseignent sur sa vie d'alors.

A l'été 1903 Remy Comte embarque — probablement avec le projet d'écrire un livre de voyage — vers l'Afrique du Nord. Il arrive à Oujda (nord-est marocain) en septembre et fera de cette ville son port d'attache africain durant près de cinq ans. En janvier 1906 paraît, édité à compte d'auteur aux presses Siman de Clermont-Ferrand, Le Lion de l'Atlas, premier récit de voyages et d'aventures dans lequel Remy Comte décrit ses voyages et rencontres au Maroc et en Algérie. Le succès du livre est très restreint. Deux ans plus tard paraît son ouvrage le plus célèbre, Rencontres Sauvages et Errances Sahraouies. Le livre, toujours édité à compte d'auteur, met en avant le narrateur/auteur/aventurier lors de ses différentes expériences et découvertes maghrébines. Le style ampoulé et la mise en avant éxagérée des exploits de l'auteur peuvent aujourd'hui prêter à sourire et ont grandement contribué à son oubli mais les informations disséminées à travers les longues et pittoresques descriptions de l'Oriental marocain et de la plaine algérienne sont souvent sérieusement documentées et offrent à son auteur un petit succès d'estime dans les milieux littéraires parisiens.

Un événement dont on ne connaît pas les détails pousse Remy Comte à fuir précipitemment et dans la clandestinité le Maroc en mars 1908. On soupçonne une affaire de trafic de métaux précieux qui aurait mal tournée. Jusqu'en 1920 on perd complètement la trace de Remy Comte que l'on retrouve alors au Congo belge. Il semblerait que Remy Comte ait voulu se faire oublier le temps de la Grande Guerre à laquelle il n'avait aucune envie de participer et se soit consacré à la constitution d'une fortune personnelle qui lui permettra de voyager librement jusqu'à la fin de ses jours.