Claude Prosper Jolyot de Crébillon, également appelé Crébillon fils, né à Paris en 1707 et mort à Paris en 1777), est un écrivain français.

Crébillon fils est le fils de Prosper Jolyot de Crébillon, dit « Crébillon père », connu notamment pour sa pièce Altrait et Crieste. Il fait ses études au lycée Louis le Grand, et dès 1729, il écrit quelques pièces et parodies d'opéras. Son premier roman, approuvé par la censure, Le Sylphe, est publié en 1730 et connaît un succès public. En 1732, Crébillon enchaîne avec Les Lettres de la Marquise de M. au comte de R.. Durant cette période, il anime une société littéraire, le Caveau. Il y rencontre notamment le peintre François Boucher, le musicien Jean-Philippe Rameau. Ces réunions durent jusqu'en 1739. Il fréquente les salons, est un habitué des lundi de Mademoiselle Quinault où il rencontre Marivaux, jusqu'en 1743. En 1734, il est emprisonné quelques jours à la prison de Vincennes, à cause de son conte Tanzai et Néadarné. Ce livre connaît néanmoins un succès public. À nouveau condamné par la censure à cause de son Sopha, conte moral, il est exilé de Paris pendant quatre mois.

En 1744, il a une liaison avec Marie-Henriette de Stafford, riche fille d'un secrétaire royal et l'épouse en 1748, après la naissance d'un fils en 1746. Il publie dorénavant ses ouvrages soit clandestinement en France, soit à Amsterdam sous le pseudonyme de Krinelbol. Son fils meurt en 1750, et il connaît au même moment des difficultés financières. Crébillon obtient en 1753 une pension de 2000 livres et un appartement de la part du Duc d'Orléans qui devient en quelque sorte son mécène. Sa femme décède en 1755 et il n'hérite rien d'elle : il est ruiné et vend sa bibliothèque. En 1758, il devient secrétaire du marquis de Richelieu, puis est nommé en 1759 censeur royal. Son père meurt en 1762. En 1772, de son vivant, une collection complète en sept volumes de ses œuvres est publiée, signe de sa reconnaissance en tant qu'écrivain. En 1774 il devient censeur de théâtre, pendant deux ans. Estimant son style d'écriture passé de mode, il cesse d'écrire en 1771 jusqu'à la fin de ses jours.