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Contrôle de lecture : Contes de la Bécasse (Maupassant) - Corrigé

Associez les extraits et les titres des nouvelles : Aux champs, Ce cochon de Morin, Coco, En mer, Farce normande, L’Aventure de Walter Schnaffs, La Bécasse, La Folle, La Peur, La Rempailleuse, Le Testament, Les Sabots, Menuet, Pierrot, Saint-Antoine, Un coq chanta, Un fils, Un normand.

Extrait :

Titre de la nouvelle :

Entre chaque plat on faisait un trou, le trou normand, avec un verre d’eau-de-vie qui jetait du feu dans les corps et de la folie dans les têtes.

 

Ce trou révélateur le pouvait dénoncer, et il se traîna avec précaution, à quatre pattes, au fond de cette ornière, sous le toit de branchages enlacés, allant le plus vite possible, en s'éloignant du lieu du combat.

 

Il dormit du lourd sommeil, de l'invincible sommeil des chasseurs exténués.

 

"T’entends, grande bête. T’iras chez maît’ Omont t’proposer comme servante, et tu f’ras tout c’ qu’il te commandera"

 

Et il se tenait d’un air idiot devant moi, roulant son chapeau dans ses pattes noueuses et dégoûtantes, riant stupidement, avec quelque chose du rire ancien de la mère dans le coin des lèvres et dans le coin des yeux.

 

Mais la faim les presse ; ils s’attaquent, luttent longtemps, acharnés ; et le plus fort mange le plus faible, le dévore vivant.

C'était un gros garçon à la chair grasse et blanche, aux yeux bleus, au poil blond, barbu jusqu'aux pommettes, qui semblait idiot, timide et bon enfant.

Il balbutiait : "Comprend-on ça, docteur ? Voilà de ces choses horribles pour un homme ! Que faire, Oh ! si je l’avais su de son vivant, je l’aurais fait arrêter par la gendarmerie et flanquer en prison.

Ils allaient et venaient avec des simagrées enfantines, se souriaient, se balançaient, s'inclinaient, sautillaient pareils à deux vieilles poupées qu'aurait fait danser une mécanique ancienne, un peu brisée, construite jadis par un ouvrier fort habile, suivant la manière de son temps.

Puis, quand la brûlure se fut calmée : "Donne-moi ton couteau", dit-il à son frère. Le frère tendit son couteau.

Il revint à la ferme, mais il ne dit pas l'accident, car il voulait vagabonder encore aux heures où, d'ordinaire, il allait changer de place le cheval.

Mais j’avais trouvé ; je m’écriai : "Mademoiselle, voici un an que je vous aime !".

Il creusa un trou dans le fumier, trouva la terre, fouilla plus bas encore, travaillant d'une façon désordonnée dans un emportement de force avec des mouvements furieux des bras et de tout le corps.

Le père Mathieu, qu'on appelle aussi le père "La Boisson", est un ancien sergent-major revenu dans son pays natal.

Il fut relevé, ficelé sur une chaise, et examiné avec une vive curiosité par ses vainqueurs qui soufflaient comme des baleines.

Alors le baron, officiant comme un évêque, se faisait apporter sur une assiette un peu de graisse, oignait avec soin les têtes précieuses en les tenant par le bout de la mince aiguille qui leur sert le bec.

J'aimerais mieux n'être point né que d'être c'que j'suis. Quand j'ai vu l'autre, tantôt, mon sang n'a fait qu'un tour. Je m'suis dit : "V'là c'que j'serais maintenant !

Les deux femmes retombèrent à genoux dans leurs coins en se cachant le visage ; et les fils reprirent leurs haches.

La neige tombait maintenant jour et nuit, ensevelissant la plaine et les bois sous un linceul de mousse glacée. Les loups venaient hurler jusqu'à nos portes. La pensée de cette femme perdue me hantait…

Celui qui se croyait mon père, un gros homme sanguin éveillant l'idée d'un boucher, et mes frères, deux forts garçons de vingt et vingt-deux ans, attendaient tranquilles sur leurs sièges.

Corrigé

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